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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 21:09

’opposition accuse Joseph Owona d’abus de confiance. Abdouraman s’explique !

Abdouraman Hamadou

Photo: (c) Archives


On n’est pas encore sorti de la crise qui paralyse le fonctionnement normal de la Fédération camerounaise de football depuis deux ans. Les camps en conflit avaient pourtant fait la paix des braves le 05 aout 2015 en franchisant dans la sérénité, l’Assemblée générale d’adoption des nouveaux textes, une étape décisive dans le processus de normalisation de la Fécafoot.

Mais, contre toute attente, l’opposition est revenue au devant de la scène pour dénoncer ce qu’elle estime être un abus de confiance de la part de Joseph Owona, le président du Comité de normalisation de la Fécafoot. Ce dernier, selon Abdouraman Hamadou babba l’un des opposants farouches, refuse d’aller jusqu’au bout de ses engagements. «Pour nous, la rupture de confiance est définitive et dans ces conditions, il me semble impossible pour le Pr Owona de mener ce processus électoral à son terme» indique Abdouraman Hamarou dans l’entretient ci-dessous qu’il nous a accordé.

Entretien avec ABDOURAMAN Hamadou Babba, Président d'Etoile Filante de Garoua

«Avec le recul nécessaire, l'on se rend compte que le Pr Joseph Owona n'a pas été sincère envers le gouvernement de la République et les acteurs que nous sommes».

1) Il est vrai que vous ne faites pas partie de l'Assemblée générale de FECAFOOT issue de l’élection 2009. Mais, en votre qualité d'ex dirigeant de cette fédération et actuellement, l'opposant le plus redouté de la gestion très controversée du comité de normalisation, quelle réaction vous inspire le déroulement et les résolutions de l'assemblée générale extraordinaire d'adoption des textes tenue le 5 aout dernier?

La session de l'assemblée générale en elle-même s'est bien déroulée. Mais six jours après, avec le recul nécessaire, l'on se rend compte que le Pr Joseph Owona n'a pas été sincère envers le gouvernement de la République et les acteurs que nous sommes.

2) Avant cette AG, certains ont exigé au préalable le bilan financier de Joseph Owona, président du Comité de normalisation. Pourquoi cette exigence n'est plus apparue lors du rendez-vous du 5 aout au Mont febe?

Lors des discussions que nous avons eues avec le Pr Owona sous la conduite du Premier Ministre, il était question de calmer le jeu et de parvenir à un compromis juste pour faire avancer le processus. Nous avons donc dû renoncer provisoirement à ce préalable difficilement réalisable compte tenu des délais.

3) A vous lire le week-end dernier, on perçoit comme une déception quelque part. Qu'est ce qui se passe moins d'une semaine après l'AG dont les résolutions ont semblé donner satisfaction à tous, même aux opposants?

Il se trouve qu'une fois les textes adoptés, le Pr Joseph Owona n'a pas cru bon d'aller jusqu'au bout des engagements pris dans le cadre d'une réunion officielle, en notre présence, devant le Premier Ministre et plusieurs membres du gouvernement. À titre d'exemple, il était prévu qu'après l'adoption des statuts, le secrétaire général en poste, M. Tombi A Roko, devait disposer d'un délai de 24h pour se prononcer sur son éventuelle candidature au poste de président de la FECAFOOT. Dans le cas où il serait candidat, il devait immédiatement démissionner de son poste. Vous pouvez facilement vérifier que six jours après l'AG, M. Tombi reste toujours à son poste et continue, comme par la passé, d'utiliser les ressources financières de la FECAFOOT et son influence pour préparer son accession au poste de président. Il était également question de supprimer le vote multiple par club qui viole un principe fondamental de la démocratie moderne. C'est un club, une voix. Enfin, pour éviter les tripatouillages habituels, il avait été arrêté que la mouture finale des textes adoptés devait absolument être mise à la disposition des délégués le même jour, quitte à achever l'assemblée générale à minuit. Cela n'a pas été fait et à ce jour, ces textes ne sont toujours pas disponibles malgré nos protestations.

4) Visiblement, le consensus présenté et apprécié par Essomba Eyenga, David Mayebi, Alioum Aladji, bref tous vos camarades de lutte, ne vous donne pas satisfaction. Voilà que vous parlez déjà de Marché de dupes. Pourquoi?

Posez-leur les mêmes questions six jours après cette AG et vous serez surpris par leurs réponses. Déjà, dès mercredi, juste après l'adoption des textes, nous avons fait part au Premier Ministre de notre déception quant au comportement du Président du Comité de Normalisation.

5) Vous dites "Le Pr Owona n'est pas un Homme de Parole" pour quelles raisons?

Justement, parce que, en moins de 24h, il a renié plusieurs engagements pris devant le gouvernement. L'une des valeurs fondamentales que m'ont inculquées mes parents, c'est justement le respect de la parole donnée. J'ai toujours dit à mes interlocuteurs que ma parole, c'est ma vie.

6) Vous invitez Joseph owona a respecté les engagements pris lors de vos réunions au Premier ministère. Avez-vous le sentiment que le Professeur Owona refuse de tenir parole?

Au moins trois de ces engagements n'ont pas été respectés et cela nous ramène malheureusement en arrière alors que nous pensions avoir avancé. Pour nous, la rupture de confiance est définitive et dans ces conditions, il me semble impossible pour le Pr Owona de mener ce processus électoral à son terme

7) Apparemment l'on n'est pas sorti de l'auberge alors qu'on croyait que le moment était venu de focaliser l'attention sur le processus électoral...

C'est très regrettable. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il est évident que le Pr Owona n'a pas pris conscience de la gravité de la situation et de l'importance de sa responsabilité vis à vis des camerounais. Il croit être dans une partie de Poker menteur.

8) A cette allure, est ce que le délai du 30 septembre sera respecté?

Dans ces conditions, il n'y a aucun doute que c'est mission impossible, d'autant plus que, malgré nos protestations, le Président du Comité de Normalisation a convoqué uniquement les clubs du championnat départemental pour adopter les statuts de leurs ligues respectives. Cette prérogative revient pourtant aux assemblées départementales élues en 2009, conformément à l'article 29 du code électoral et à la sentence de la CCA du 15 mai 2015. Nous n'avons donc aucun doute que les travaux de ces assemblées départementales seront annulés.

9) Finalement, à votre avis, comment sortir définitivement de cette crise?

La seule solution, c'est la mise à l'écart du Comité de Normalisation présidé par le Pr Joseph Owona. Ce comité, avec l'appui de la FIFA, a déjà parrainé le candidat Tombi À Roko qu'il tente d'imposer coûte que coûte à la tête de notre football. Cela est inacceptable pour les acteurs que nous sommes et qui revendiquons tout simple un processus électoral juste, libre et transparent, conformément aux statuts-mêmes de la FIFA. C'est pour cela que nous avons attaqué devant le TAS, la décision du Comité Exécutif de la FIFA, prise le 20 mars 2015, de proroger le mandat du Comité de Normalisation jusqu'au 30 septembre 2015. Le verdict est attendu pour au plus tard le 18 septembre 2015. Nous soutenons que cette quatrième prorogation vient en violation des statuts de la FIFA et de la sentence du TAS du 31 octobre 2014 dans l'affaire John Begheni Ndeh contre la FIFA.

Publicite

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:47

Cameroun: Un réseau de fabrication des Cartes Nationales d'Identite et cartes de séjour camerounaises démantelé au Nigeria par les services spéciaux

Trois camerounais travaillant pour l’ex sous-traitant déchu Thalès Security System interpellés avec déjà 60 000 vraies-fausses CNI et cartes de séjours camerounaises fabriquées en territoire Nigérian.

Trois anciens employés de Thalès, l’ancien concessionnaire des CNI camerounaise, vient d’être arrêtés au Nigéria par les services spéciaux de ce pays frère et ami. Accusés de confection de faux documents d’identité camerounaise, ils risquent gros. L’information est du Journal L’Intégration, dans son édition du lundi 10 août 2015.

Dans son article, le journal l’intégration cite un confrère, l’hebdomadaire « The Alpha » (un journal proche du nouveau régime d’Abuja), qui est le premier à avoir porté l’affaire sur la place publique. Ce journal Nigéria relate que c’est tout à fait par hasard, en conduisant des enquêtes dans le cadre de la lutte contre la nébuleuse Boko Haram, que les services spéciaux nigérians sont tombés sur « un pôle informatique » dans la localité de Kari située au Nord-Est du pays de Muhammadu Buhari.

Au bout de cinq semaines d’enquête et de filature, les services spéciaux nigérians mettrons finalement la main sur le camerounais Marc Mbollo et deux autres compatriotes, pris la main dans le sac en pleine activité de de fabrication de faux documents d’identité camerounaises.

« Actuellement en exploitation dans la capitale nigériane, les trois faussaires sont tous des ex‐employés de Thalès Security System. A en croire The Alpha, c’est au détour d’une enquête portant sur l’assassinat de l’un des nombreux sosies d’Abubakar Shékau que les agents de renseignements nigérians se sont intéressés au cas de Marc Mbollo et ses compères », peut-on lire dans les colonnes du journal l’Intégration.

Le même article, citant toujours le journal nigérian The Alpha, signale que « C’est dans la demeure d’un dignitaire de Kari, que le trio mis son savoir‐faire acquis auprès de Thalès Security System Cameroon, une société française venue au Cameroun en 2012 dans le cadre d’un contrat portant sur la sécurisation de la nationalité camerounaise ».

L’on apprend également de The Alpha que « les services spéciaux nigérians ont recueilli un certain nombre d’indices significatifs sur les personnalités et les fréquentations de la bande. Marc Mbollo et ses hommes de main étant constamment en contact avec des commerçants exerçant à Buea et à Mora aux fins d’écoulement des cartes d’identités contrefaites au Cameroun ».

60 000 Carte nationales d’identité (CNI) et cartes de séjour auraient déjà été fabriquées par le réseau piloté par Marc Mbollo, d’après The Alpha.

Thalès Security System, l’ange tout puissant déchu

L’historique de la déchéance de Thalès est également rapporté dans le journal.

Entreprise de droit français devait aider à sécuriser la nationalité camerounaise, Thalès était arrivé au Cameroun en 2012.les années suivantes, son contrat avait été reconduit sur la seule base de la performance dans l’établissement des CNI et cartes de séjour camerounaises.

25 personnes auraient été incarcérées avec des complicités dans la police camerounaise dont au moins 09 policiers et 01 commissaire de police, ainsi que des employés du prestataire français Thalès Security System, suite à la brouille entre le gouvernement et cette entreprise.

De manière simple, il était reproché au personnel de Thalès de vendre au premier venu la nationalité camerounaise ainsi que la carte de séjour via un réseau bien huilé que le Délégué général à la sureté nationale (Dgsn) Martin Mbarga Nguele et ses collaborateurs du « bon camp’ réussiront à ébranler… avec comme conséquence sans équivoque, la fin des activités de Thalès au Cameroun matérialisée le 31 décembre 2014 par une notification du Dgsn à Thalès de la décision de l’État du Cameroun de rompre le contrat Senac les liant.

Conséquence logique de cette rupture, une notre de Bernard Brousse, ci-devant responsable du département des projets de la société française, à l’endroit du personnel en poste au Cameroun et dans laquelle il signifiait à ces derniers le 29 janvier 2015 « l’arrêt de l’activité de Thalès au Cameroun et donc la fin des contrats de travail conclus avec cette société »… avec entre-temps l’emprisonnement de certains responsables dont le coordonnateur Mbia Mekou et ses proches collaborateurs, ou encore quelques chefs de postes Thalès.

Marc Mbollo quant à lui, qui avait glissé entre les mailles du filet, avait pris la route de l’exil avant de chuter au Nigeria où sa course vient d’être stoppée net par les services spéciaux ; mais après que ce citoyen camerounais et son réseau ait mis à profit l’expérience acquise auprès de Thalès Security System pour inonder la sous-région Cemac de quelques 60 000 vraies-fausses CNI camerounaises d’après l’Intégration.

Le gouvernement camerounais par la voie de son porte-parole, le ministre camerounais de la communication (Mincom) Issa Tchiroma Bakary, n’a pour l’instant pas encore fait de déclarations au sujet de ce réseau de confection de documents de l’identité camerounaise démantelé au Nigeria voisin.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:45

France : Kana-Biyik et Goda distingués

D’après une publication de France Football, ils figurent tous deux dans l’équipe-type de Ligue 1 au terme de la première journée. Jean-Armel Kana-Biyik et Jules Goda ont été récompensés de leurs efforts respectifs avec Toulouse et le Gazelec d’Ajaccio. Le défenseur camerounais de 26 ans a été impeccable face aux Verts de Saint-Etienne dimanche en clôture de cette journée, et a pris le meilleur sur Benoît Assou-Ekotto (2-1).

Le Toulousain s’est montré très serein en dépit de nombreuses perturbations stéphanoises.

Il a été crédité d’un 7/10 par le magazine sportif français, la même note qu’a récoltée Jules Goda. Le portier d’Ajaccio est titularisé dans ce onze-type des meilleurs de la première journée en Ligue 1. L’ancien Marseillais a gardé sa cage inviolée samedi face à l’ESTAC Troyes d’Henri Bienvenu Ntsama (0-0). Goda a été auteur de sept arrêts dont trois décisifs et quatre détournés en corner. Il entame ainsi de plus belle manière sa nouvelle saison, et capitalise en confiance pour la suite.

C’est également sur un score de parité que l’Olympique Lyonnais et le FC Lorient se sont séparés (0-0). A l’occasion, Benjamin Moukandjo, transféré cet été chez les Merlus, a fait sa première apparition comme titulaire dans ce match, avec en face Henri Bedimo mais, sans Clinton Njie.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:41

Les intervenants et autres sympathisants de la chaîne ont exigé la présence des autorités administratives, judiciaires et de membres du Conseil national de la communication, commanditaires de l’action de trois commissaires de la ville de Douala

Le peuple empeche la fermeture d'Afrique Media a Douala - 10/08/2015

Photo: (c) Joel Honoré Kouam


La pose des scellés sur les locaux de la télévision Afrique edia à Douala, prévue le 7 août 2015, n’a toujours pas eu lieu. Venus exécuter leur mission ce lundi 10 Aout 2015 après-midi, les trois commissaires de Police de la ville de Douala (central N°2, 10ème et 11ème arrondissements) dépêchés par le Conseil National de la Communication (CNC) et arrivés avec de nombreux éléments n’ont pas pu apposer les scellés sur le bâtiment. Ils se sont heurtés à la résistance d’une foule constituée d’intervenants d’Afrique Media, de conducteurs de mototaxis, de responsables de la chaîne, de sympathisants et d’habitants du quartier Ndogbong.

Le peuple empeche la fermeture d'Afrique Media a Douala - 10/08/2015

Photo: (c) Joel Honoré Kouam


Près de deux cents personnes ont séquestré les policiers entrés dans l’enceinte de la chaîne pour exécuter leur tâche. Elles ont refermé le portail à l’aide des chaînes lorsqu’elles sont entrées dans l’enceinte du siège d’Afrique media. «Ils sont venus sans les membres du CNC, sans l’autorité administrative, sans l’autorité judiciaire. Le peuple a fermé les barrières avec les chaînes, les bloquant à l’intérieur. Ils ont dû négocier pour ressortir», rapporte Jules Njawé, un conseiller du président directeur général d’Afrique Media, Justin Blaise Tagouh.

Celui-ci soutient que les partisans d’Afrique Media ont opposé aux commissaires le fait que la plainte de la chaîne contre le CNC étant encore pendante à la Chambre administrative de la Cour suprême, il n’était pas question qu’une institution dont le mandat est «forclos» prétende frapper cette télévision.

Selon certaines sources, les policiers auraient finalement renoncé à apposer les scellées après une intervention des autorités qui leur auraient enjoint de respecter les procédures judiciaires. La représentation d’Afrique Media à Yaoundé a été scellée le 6 août 2015. Là-bas il n’y avait pas eu de résistance.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:39

Ministres, DG, hommes politiques, opérateurs économiques et hauts gradés sont aperçus dans ce pénitencier à des heures insoupçonnées. Pourquoi se cachent-ils ? Enquête.

La peur du qu’en dira t-on aurait enlevé toute idée de solidarité entre les personnalités aux affaires et celles écrouées dans le cadre de la lutte contre l’atteinte à la fortune publique. Si l’Opération Epervier n’était pas à tête chercheuse, des barons du régime n’allaient pas opérer des contorsions pour rendre visite à leurs anciens collègues en difficulté. Un directeur général d’une entreprise parapublique soutenait, sous cape, la thèse selon laquelle personne n’est intouchable dans le régime. Personne n’est sûre de la confiance d’un homme dont on ne connait pas le tempérament.

Il est à mesure de vous élever haut dans l’appareil de l’Etat, puis de vous limoger et vous faire arrêter. Ce témoignage traduit le malaise des ministres et DG en poste face au devoir de solidarité envers leurs collègues, amis ou camarades (de parti) incarcérés. Rendre visite à un détenu la nuit n’est pas autorisé par la législation. Les jours de visite et communication entre détenus et leurs familles sont fixés par la loi.

Dans le cas de la prison centrale de Yaoundé, les mardis, jeudis et dimanches, de 10h à 17h, sont prévus pour les visites. Les journées de lundi, mercredi, vendredi et samedi, de 8H à 18H sont les visites d’urgences et de courte durée dans les box prévus pour les avocats et autorités. Alors face à cette organisation qui ne souffre d’aucune entorse, il est presque impossible d’apercevoir une personnalité de marque s’afficher pour assister un détenu de l’Opération Epervier en ces moments précis. Mais force est de constater que ces personnalités y vont en catimini entre 20H et 23H dans des voitures banalisées.

Le régisseur de la prison centrale de ‘’Kondengui’’ est au préalable informé de ces visites.

Pourquoi se cacher?

Tout commence depuis l’évocation plus ou moins fausse des réseaux de succession et le problème d’alternance au sommet de l’Etat qui démange chaque membre du gouvernement à chaque fois qu’on lui attribue une telle volonté. A ce niveau, on comprend l’attitude des personnalités de la République qui craignent d’être dénoncées auprès du chef de l’Etat. Du G11 au groupe Brutus, le pouvoir aura englouti tous ceux qui de près ou de loin étaient cités dans ces manoeuvres. Leurs amis qui sont restés en liberté ont tôt fait de les ignorer pour échapper eux aussi aux représailles.

Même les conversations téléphoniques des ministres sont écoutées par la DGRE et les services spéciaux. Toute cette démonstration justifie à plus d’un titre les dispositions sécrètes que prennent des barons du régime pour manifester leur solidarité à certains clients de l’Opération Epervier, arrêtés entre 2006 et 2015. Nous y reviendrons avec les identités de ces visiteurs de nuit.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:37

Le compositeur du titre à succès «Suzanna» est décédé ce dimanche 9 Août 2015 à Bonabéri- Douala à l’âge de 48 ans.

Peter Mpouli (image d'archives)

Photo: (c) Archives


Hier dimanche 9 Août 2015, l’artiste Peter Mpouli, chanteur de variétés Makossa est mort à Douala Bonabéri. Son corps se trouve en ce moment à l’hôpital Laquintinie où une autopsie est attendue.

On l’avait perdu de vue depuis plus d’une décennie, l’auteur de « Africa la mal-aimée », élève au conservatoire de Paris en 1986, diplômé en musicologie de l’université de Paris en 1989 n’avait presque plus fait d’apparitions publiques, ni de concert dans son pays. Désigné meilleur disque de l'année et meilleur générique par Africa N°1 en 1991, Peter Mpouli n’avait pourtant jamais abandonné la musique de ses premiers amours, le MAKOSSA.

Né le 28 Août 1967 à Douala, sa discographie était constituée de six albums : Makossa branché, Africa la mal aimée, Soul samba, Sex market, Wala wala les choses de la vie, Maloko (Best Of). ...

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:33

Matip, maintien allemand et espoir camerounais

FIFA

Porter le brassard de capitaine pour le premier match de l’histoire d’Ingolstadt en Bundesliga allemande, voici quelque chose que Marvin Matip n’espérait pas au début de la saison précédente.

Le 10 août 2015

"Ce que j’espérais, c’est que nous ne passions pas toute la saison à nous battre contre la relégation. Je me disais aussi que si nous jouions à notre meilleur niveau, nous aurions peut-être une chance de finir dans les dix premiers", explique le défenseur de double nationalité allemande et camerounaise au micro de FIFA.com.

Si la première division est un territoire inconnu pour Ingolstadt, elle ne l’est pas pour son capitaine. Matip a en effet débuté en Bundesliga, pour le compte du VfL Bochum, un mois après son 19ème anniversaire, après quoi il a rejoint Cologne, puis le Karslruher SC, avant d’atterrir à Ingolstadt au début de la saison 2010/11. Il est donc conscient de ce qui l’attend pour l’exercice 2015/16. "Nous allons nous battre contre la relégation dès la première journée. Il n’y a aucun doute là-dessus", prévient-il. "Je suis convaincu que nous avons les moyens de nous maintenir, à condition de jouer au maximum de nos capacités, et même parfois au-delà, à chaque match."

La promotion signifie beaucoup de choses pour Marvin, à commencer par la promesse d’une rencontre sur le terrain avec son jeune frère Joel, qui évolue à Schalke 04. "C’est un bonus agréable de pouvoir jouer contre mon petit frère. Je l’ai toujours soutenu et j’ai été très fier quand il a commencé en première division. Maintenant, on va se voir encore plus souvent. Ça me rend très heureux", confie-t-il. "Nous sommes très souvent en contact et nous parlons de nos situations respectives. L’an dernier, Schalke a connu des hauts et des bas et je lui souhaite que la nouvelle saison soit un peu plus réussie. Ça ne va pas être facile de jouer l’un contre l’autre, mais ça va être encore plus dur pour nos parents. Je crois qu’ils ne vont pas prendre parti. Ils vont simplement nous souhaiter bon match et si leurs deux enfants jouent bien, ils seront contents."

Retour en sélection ?

Le père de Marvin est venu en Allemagne pour étudier la médecine, mais ses deux enfants peuvent évoluer avec les Lions indomptables. Joel compte ainsi deux apparitions en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA™. Quant à Marvin, 29 ans, il n’a porté qu’une seule fois le maillot vert. Il espère que l’accession de son club en première division lui permettra d’être de nouveau convoqué. "Si j’arrive à répéter mes performances de la saison dernière, je pense pouvoir prétendre à une place en équipe nationale", juge-t-il. J’ai joué une fois en sélection avec mon frère. Ce fut une expérience formidable, que j’aimerais répéter. Depuis notre enfance où nous jouions ensemble au football, nous n’avons plus évolué dans la même équipe."

Matip a été en contact avec le sélectionneur Volker Finke juste avant la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2015, où le Cameroun a été éliminé dès le premier tour. "À cette période, j’étais complètement épuisé physiquement à cause des exigences de la deuxième division allemande et j’ai dit franchement à l’entraîneur que je ne me sentais pas capable de disputer un tournoi entier", se souvient-il. "En plus, je savais que si je m’absentais pour la CAN, Ingolstadt risquait de s’en ressentir. Je ne voulais pas leur faire faux bond moment où ils risquaient d’avoir le plus besoin de moi. Ce n’était pas le moment pour moi d’aller en équipe nationale. Cela dit, je n’ai pas fait une croix sur mes ambitions en sélection."

Il explique que son français est très rudimentaire, mais ne voit pas ça comme une barrière. "J’ai étudié le français jusqu’au lycée, et j’ai même repris des cours spécialement pour pouvoir communiquer en équipe nationale. Mais honnêtement, mon français n’est pas bon", admet-il. "Je comprends assez bien, mais je m’exprime mal. Je parle un mélange de français, d’anglais, de langue des signes et le reste, je l’exprime avec mes pieds", raconte-t-il avec humour.

S’il pèche côté linguistique, Matip n’a aucune lacune sur le plan patriotique. "Je rends visite à ma famille paternelle presque tous les ans et je suis supporter numéro un du Cameroun. Je suis né en Allemagne et je me sens probablement plus allemand qu’africain, mais je ne suis pas dans une situation où je dois choisir l’un ou l’autre. J’appartiens à deux cultures et j’essaie de prendre ce qu’il y a de mieux dans chacune d’entre elles, même si elles sont très différentes", conclut-il.

Matip, maintien allemand et espoir camerounais

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:03

Idriss Deby

Photo: (c) Archives


Dans son édition parue au Cameroun le 3 août 2015, l’hebdomadaire Jeune Afrique rapporte un haut fait d’armes qu’il attribue aux services de sécurité camerounais. Selon le journal parisien, ceux-ci ont contribué courant Janvier 2015, à déjouer un attentat de Boko Haram contre le président tchadien Idriss Deby. Les services du Cameroun auraient prévenu les Tchadiens de ce que l’homologue du président Paul Biya se préparaient à attaquer le cortège du président du Tchad lors de ses déplacements. L’on apprend que les services de renseignements du Cameroun avaient intercepté des communications des terroristes islamistes se renseignant sur les différents itinéraires, la fréquence et l’importance des déplacements du leader tchadien. Le Cameroun et le Tchad auraient ainsi pu déjouer le funeste projet de la secte obscurantiste en partageant leurs renseignements.

Le Tchad et le Cameroun sont deux pays qui ont uni leurs forces en début d’année afin de combattre Boko Haram depuis le début de cette année. Le 17 janvier les troupes tchadiennes avaient fait leur entrée dans la ville frontalière de Kousséri pour le plus grand bonheur des populations camerounaises. Celles-ci les avaient acclamées dans l’espoir qu’elles mettraient hors d’état de nuire les assaillants venus du Nigeria. « C'est la manifestation concrète de la solidarité, de l'entente parfaite entre deux chefs d'État dont les peuples sont des peuples amis, en raison également de l'interdépendance économique des uns vis-vis des autres », avait salué le ministre camerounais de la communication Issa Tchiroma Bakary.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:01

L’ancien directeur général du Port autonome de Douala (PAD), condamné dernièrement par le Tribunal criminel spécial à 15 ans d’emprisonnement ferme se retrouverait à Luanda, d’après une source digne de foi.

Dans la journée du lundi 20 juillet 2015, un cadre de la direction technique du PAD a confié, sous cape, avoir reçu un appel téléphonique de Nice en France. Voici le numéro de l’appelant : +3249263275. Cet ami de Dayas Mounoumé lui a fait savoir que ce dernier l’a appelé samedi dernier depuis l’Angola et lui a révélé que le pays de Dos Santos sera désormais sa terre d’accueil. Cette information vient confirmer les relations entre la famille Dayas et l’Angola. En 2009, l’ancien DG du PAD aurait demandé à son épouse, alors cadre à CAMSHIP, de démissionner pour intégrer une autre société maritime, basée en Angola. Infos ou Intox ?

La vérité est que Jean Marcel Dayas Mounoumé a pris la poudre d’escampette pour échapper à la prison ferme. Comment comprendre qu’un ancien gestionnaire de crédits publics poursuivi pour détournement de 437 millions FCFA puisse comparaître libre, sans une quelconque motivation médicale ? D’autres sources témoignent que cinq jours avant la sentence du Tribunal criminel spécial (TCS), Dayas Mounoume avait été mis au parfum du verdict en sa défaveur. Comment dès lors ne pouvait-il pas préparé sa sortie du Cameroun ?

Tractations mafieuses au Cameroun

Le combat contre la corruption est loin de produire un changement réel de moeurs publiques. Dans le gouvernement actuel, chacun s’adonne à son niveau à plaire au centre des décisions tout en préparant une place de choix dans la 3e République qui est imminente. Entre 2008-2012, Dayas Mounoumé, nommé contre toute attente au PAD, a pillé cette institution portuaire sans vergogne. Un « bandit de grand chemin » redevable d’une somme de 150 millions FCFA auprès de l’autorité portuaire nationale en 2007, d’après un rapport.

Le nombre de fugitifs dans le cadre de l’opération Epervier ne cesse de s’agrandir pour la simple raison que la corruption a pris ses quartiers dans toutes les artères de l’administration. Même sans passeports, les Camerounais franchissent les frontières sans obstacles. Ze Jean Blaise qui a dévalisé 3 milliards de FCFA à la Campost se retrouve actuellement en Turquie, Ambassa Zang Dieudonné, ancien ministre des Travaux publics est désormais « exilé politique ». Dayas Mounoumé est en fuite en Angola. Pauvre Cameroun !

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:00

La biere

Photo: (c) Archives


Plus de 620 millions d’hectolitres de bière consommés en 2014 au Cameroun, une augmentation de 4,9% par rapport à 2013. La bière reste la première boisson alcoolisée consommée sur le triangle national. La multiplication vertigineuse des débits de boisson montrent à suffire que l’industrie brassicole, sous le contrôle de trois sociétés, se porte bien. Les bars se côtoient en dépit de la législation en vigueur qui prévoit une distance de près de 500 m entre deux points de vente. Malgré le récent arrêté du ministère des Finances relatif à l’augmentation des prix des boissons alcoolisées (droits d’assise), la bière reste toujours très consommée. Les disciples de Bacchus se recrutent le plus parmi les jeunes. Avec pour conséquences : des cuites nocturnes, l’ivresse et bagarres publiques. Pis, l’excès d’alcool crée des maladies telles que la cirrhose de foie, l’obésité, la tuberculose, le cancer du pancréas, le diabète, la dépendance, les divorces, l’abandon des charges familiales

Les origines. Selon la documentation reçue d’une société brassicole, la bière est la plus ancienne boisson fabriquée par l’homme. D’après une tablette assyrienne (2000 ans avant Jésus), Noé aurait même stocké quelques tonneaux dans l’arche lors du déluge. Les Pharaons d’Égypte antique en buvaient aussi et offraient de milliers d’hectolitres à leurs dieux. Plus tard, la bière est devenue une boisson internationale consommée. La plupart des bières fabriquées dans le monde sont légères. Elles peuvent être brunes ou blondes. Les ingrédients de base comme l’eau, le malt, le houblon et le maïs entrent dans le brassage de la bière et produisent un jus aromatique appelé le moût de la bière. Chauffée à 75° C, les enzymes contenues dans le malt transforment l’amidon en sucre (maltose). Après filtration, le moût est mis en ébullition est aux cônes du houblon, à l’origine du goût amer de la bière. Refroidi à 6°C, le moût est ensemencé dans les cuves avec la levure de bière. Qui transforme le sucre en alcool. Puis la bière est conservée dans les cuves à une température de 0°C pour une fermentation secondaire. Il faut entre deux à trois semaines pour la fabrication de la bière.

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Published by EVINA
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