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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:38








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Cameroun - 32 ans de règne de Paul Biya: L’opposition camerounaise reconnait sa part de responsabilité

 

 


 


Les acteurs fustigent l’égo des leaders politiques et l’absence de véritables idées et programmes politiques.




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Si le Président de la République du Cameroun, Paul Biya a réussi à se maintenir pendant 32 ans au pouvoir, ce n’est pas faute d’avoir organisé des élections. Depuis les années 90 et l’instauration du multipartisme au Cameroun, quatre élections présidentielles se sont déjà tenues dans le pays, des scrutins remportés à chaque fois par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir. Si l’opposition accuse à chaque fois le verrouillage du système électoral et les fraudes massives, elle reconnait tout de même qu’elle aurait pu inverser la tendance autrement.

Pour Célestin Djamen, secrétaire national aux Droits de l’Homme au Social Democratic Front (SDF), les leaders de l’opposition au Cameroun pêchent par un égo très poussé. «Il y a un problème d’égo qui est très poussé au sein de l’opposition. Il faut que les hommes politiques comprennent que nous ne sommes pas là pour nous-mêmes. Le pape Paul VI disait que la politique c’est la plus haute expression de la charité humaine. Je crois qu’on doit savoir qu’on est là pour se battre, qu’on doit accomplir une mission pour nos frères, pour nos enfants, pour nos mères, pour nos sœurs et je crois que nous devons œuvrer pour que cela puisse venir quel que soit celui qui est le plus apte à conquérir le pouvoir», fait savoir celui qui est par ailleurs conseiller municipal à la Mairie de Douala 1er.

Quant à Cyrille Sam Mbaka, vice-président de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) «Les partis politiques de l’opposition ne se sont pas basés sur les idées et les programmes, pour demander au peuple de les soutenir. Ils ont utilisé des canaux qui ne sont pas les canaux de la démocratie et qui n’ont rien à voir avec les idées et les programmes de telle manière que le peuple camerounais, aujourd’hui se retrouve principalement dans une situation où la culture politique n’est pas de rigueur.» Remarque cet homme politique, interrogé par Radio Equinoxe. Ce dernier pense par ailleurs que les populations doivent prendre conscience de leurs devoirs, car selon lui, «si nous avons des citoyens debout, forcément, les partis politiques vont s’aligner, le gouvernement va s’aligner» Explique le cadre de l’UDC.

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Published by EVINA
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