Eneo Cameroun Archives
Une des approches pour y arriver, c’est le programme des initiatives à résultats rapides (IRR). L’idée fait suite à une suggestion de la Commission nationale anti-corruption (CONAC) dans sa campagne de lutte contre la corruption au sein des institutions.

Eneo Cameroun a lancé jeudi 12 octobre 2017, dans son agence de Nlongkak à Yaoundé, la troisième phase des initiatives à résultats rapides. En 100 jours, rapporte Cameroon Tribune en kiosque ce vendredi 13 octobre 2017, l’entreprise espère réduire de 90% le nombre de mauvaises factures, de plaintes pour mauvaises factures, factures non distribuées, réclamations non traitées, coupures abusives et remises tardives.

Si la responsabilité des entreprises de sous-traitance a été pointée du doigt par les agents, le représentant du ministre de l’Eau et de l’Energie a aussitôt rappelé que la responsabilité incombe directement à Eneo, rapporte le journal.

Selon Cameroon Tribune, le choix du site de Nlongkak n’est pas anodin. En effet, c’est de cette agence qu’une plainte pour surfacturation avait été déposée en janvier 2017 auprès de la CONAC. Une enquête a permis de montrer la responsabilité d’Eneo et une série d’autres plaintes a suivi. La CONAC a alors publié un communiqué le 16 août dernier faisant état des abus dont les abonnés étaient victimes.

En effet, la CONAC a découvert que les usagers d’Eneo se plaignent de la délivrance de factures d’électricité fictives, ne reflétant pas la réalité des consommations, de l’installation de poteaux électriques défectueux ou sur des terrains privés sans l’autorisation préalable des propriétaires, de monnayage du remplacement des poteaux électriques défectueux, de la pose de compteurs clandestins dans les domiciles gérés au bénéfice des intérêts des agents.

Les agents d’Eneo sont également accusés de monnayer la pose des compteurs électriques, d’exiger le payement préalable même en cas d’erreur sur la facture, de ne pas rétablir le courant électrique même après règlement de tous les impayés, ainsi que du délestage intempestif sans aucun avis préalable, rapporte le Journal du Cameroun.. La CONAC affirme avoir effectué des descentes dans des agences de la ville de Yaoundé pour vérifier la véracité de ces multiples dénonciations, et conclut qu’elles se sont toutes avérées fondées.

Abel Ekolo, membre de l’équipe de l’IRR à Eneo, a relu ledit communiqué pour reconnaître les torts de la structure. Cette dernière a invité la CONAC à l’aider à convaincre les abonnés à appeler la ligne verte en cas d’abus