Accident ferroviaire à Eseka Archives
C’est ce qui ressort de la 21ème session du COMINFER réuni le jeudi 12 octobre 2017 à Yaoundé.

Un an après la catastrophe ferroviaire d’Eseka, le processus d’indemnisation des victimes se poursuit. Il a particulièrement retenu l’attention des membres du COMINFER tenu hier jeudi à Yaoundé sous la présidence du ministre des transports, Edgar Alain Mebe Ngo. A ce jour, apprend-on dudit comité, 1200 dossiers de passagers sont enregistrés, 581 dossiers de personnes blessées ont donné lieu à des avances de fonds, 72 dossiers de victimes décédées ont déjà été ouverts.

Quant aux fonds débloqués par le président de la république, soit 1 milliard FCFA, « le processus d’indemnisation des victimes de l’accident ferroviaire n’a rien à voir avec le milliard qui est simplement un appui, une assistance que le chef de l’Etat a bien voulu accorder aux victimes », a précisé à la radio publique CRTV, Irène Edou, directrice des transports ferroviaires au ministère des transports.

L’autre sujet qui a retenu particulièrement l’attention concerne la sécurisation du réseau et de circulation ferroviaire. D’après Irène Edou, la reprise du train voyageur Intercity est liée à l’acquisition du matériel roulant. « Il y a un projet en cours qui est suffisamment avancé et dès que le matériel roulant sera disponible, nous allons reprendre dans la sérénité », a rassuré la directrice des transports ferroviaires. Le ministre des transports, apprend-on, a instruit l’accélération du processus de restructuration du secteur ferroviaire.

En rappel, le 21 octobre 2016, un train passager de Camrail, bondé de passagers en partance de Yaoundé pour Douala, avait déraillé à Eseka causant officiellement 79 morts et 600 blessés. A la suite de cette catastrophe, le président de la république avait instruit l’ouverture d’une enquête dont quelques éléments du rapport, remis au président de la république avaient été communiqués à l’opinion publique. Ces éléments incriminaient Camrail comme responsable de ladite catastrophe. Des collectifs de victimes se sont constitués trainer exiger le concessionnaire du chemin de fer camerounais et réclamer des indemnisations. Les procès restent pendants devant les tribunaux