Jean Marie Zambo Amougou Archives
Le président de la Centrale Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC) est en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé - Kondengui depuis le 14 juillet 2017.

Comme nous l’indiquions dans un précédent article, Jean Marie Zambo Amougou a été entendu vendredi par les éléments du Tribunal criminel spécial (TCS). Après le mandat d'amener qui lui a été servi dans la matinée de ce 14 juillet 2017 par des Officiers de police judiciaire de cette juridiction à son domicile de Yaoundé, il a passé plusieurs longues heures au TCS attendant le sort qui lui sera réservé en compagnie de son Avocat.

Selon notre confrère Jean Baptiste Biaye, ce n'est que tard dans la nuit que le mandat de dépôt lui a été servi. Il est entré en prison aux alentours de 22 h 45, selon des indiscrétions. On lui reproche une complicité de détournement présumé à la MAETUR (Mission d'Aménagement et d'Équipement des Terrains Urbains et Ruraux) où il a travaillé pendant plusieurs années comme conseiller technique n°1.

Syndicaliste intrépide, Jean Marie Zambo Amougou a conduit plusieurs grèves comme délégué du personnel depuis la nomination de Louis Roger Manga au poste de directeur général de la Maetur, en septembre 2013. Zambo Amougou et ses compères estiment que la quiétude de la concertation, le dialogue social et la mobilisation dans les programmes d’amélioration de l’habitat sont perturbés depuis la nomination de ce nouveau DG.

Cet activisme lui a attiré les foudres de la nouvelle direction qui, selon certaines sources, lui a interdit d’accéder à son lieu de travail et a suspendu son compte salarial. Le directeur général  lui reprochait d’être absentéiste au travail. Mais les preuves ont été jugées insuffisantes par le ministère du Travail et de la sécurité sociale qui s’est opposé à un licenciement du président de la fédération syndicale des travailleurs du Cameroun.

«Cela n’a malheureusement pas empêché les dirigeants de cette structure, de poursuivre  ce qu’ils avaient  déjà commencé, au point de priver Jean Marie Zambo Amougou de ses droits», commente un confrère