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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:44
 
Côte d'Ivoire : CPI, le chef Agni de Doukouré affirme qu'Hubert Oulaye entretenait des miliciens libériens
 
Côte d'Ivoire : CPI, le chef Agni de Doukouré affirme qu'Hubert Oulaye entretenait des miliciens libériens



africapress.comCôte d'Ivoire : CPI, le chef Agni de Doukouré affirme qu'Hubert Oulaye entretenait des miliciens libériens.com – Lundi 24 Avril 2017 - Avant de faire face aux contre interrogatoire, le témoin 108 à charge contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la Haye a affirmé à l’accusation que l’ancien ministre de la fonction publique de Laurent Gbagbo, Hubert Oulaye, entrainait des miliciens libériens et révélé que l’attaque des résidences du général Philippe Mangou Rechercher Philippe Mangou et du maire de Yopougon avait été menées par les hommes de « Maguy le tocard ».

En effet, avant d’en venir à Oulaye, le chef Agni Rechercher Agni du quartier Doukouré Rechercher Doukouré de Yopougon a expliqué que des miliciens « nos jeunes gens qui se sont fait entrainer par Maguy » lui ont dit avoir attaqué la résidence de Mangou. Il a poursuivi en indiquant que les mêmes avaient attaqué celle du maire car « ils se sont dit que le maire Gamnan Guidan Rechercher Gamnan Guidan était complice à cause de la compassion qu’il a eu envers les victimes de la mosquée. » comme relevé avant d’enchainer sur ses révélations au sujet des miliciens libériens.

« Yavait les libériens, j’avais un voisin libérien (Kuyal Bala), un commandant, qui était un des soldats de Taylor, il s’est confié à moi, il parlait difficilement le français, il a dit qu’il était là et entretenu par l’ex ministre de la fonction publique Oulaye, parfois lui et ses amis faisaient 6 mois, on venait les chercher, ils allaient à Guiglo pour prendre leur paye » a expliqué le témoin avant de préciser que le commandant libérien cité, venu lors de la crise de 2002, fut tué durant la crise. « Il a été tué durant la crise, il était venu lors de la crise de 2002, comme en 2002 Gbagbo a pu atténuer il est resté. » a précisé le témoin avant de donner plus de précisions quant aux miliciens libériens.

« J’ai vu à plusieurs reprises des libériens, ils portaient des bandeaux rouges sur le tee shirt, y’avait même des jeunes filles, ils voulaient faire la guerre aux rebelles qui devaient arriver. Ils étaient là pour défendre, pour pas que les rebelles prennent le pouvoir, ils avaient beaucoup de respect pour Ggbagbo, ils disaient « no Gbagbo, no peace ». Certains logeaient à Béago en bordure de lagune. »

Il sera ensuite interrogé sur la mort d'un jeune du quartier d'origine burkinabé, tué selon le témoin car pris pour un rebelle.

«Les jeunes du parlement (du service technique, ndlr) ont attrapé Moumouni car ils disaient qu’il était rebelle, son père et sa mère sont burkinabé, ça fait 15 ans qu’ils vivent dans le quartier, j’ai appelé un certains Jean Louis du parlement, il a essayé de faire les démarches mais vers 15H 16H, il m’a appelé pour me dire qu’il était mort, qu’ils l’avaient tué. On a rien pu faire. Ensuite sa famille a fui, on les a aidés»a expliqué le témoin qui précisera à ce sujet: «Ils (les personnes du parlement, ndlr) l’ont tué à coup de Pierre et de bois, je l’ai su car j’ai dépêché les gens sur le site pour aller voir, ils ont tout vu et sont venus me faire le point.»

Après la mort de Moumouni, le témoin dira avoir vu trois jeunes se faire tuer par le groupe de "Maguy le Tocard" non loin de l’établissement Nelson Mendela, ils ont été ensuite mis dans des pneus et brulé. Il mentionnera la mort dans les quasi mêmes circonstance d'un nigérien.

Ensuite, face à la défense de Charles Blé Goudé le Chef agni du quartier Doukouré Rechercher Doukouré indiquera avoir reçu au nom d’un collectif des 48 quartiers de Yopougon le président Ouattara à la fin de la campagne du second tour.

Lors de sa déposition au bureau du procureur lue par l’avocate camerounaise, le témoin avait indiqué que l’actuel président ne leur avait remis d’argent (« enveloppe ») en guise de frais de campagne, il reviendra sur ses propos en expliquant jamais tenu de tel propos avant de terminer la séance du jour sur l'interrogation: « Qui tuait les jeunes pro-Gbagbo à Yopougon ?», il répondra après insistance de la défense de Blé Goiudé: «Les jeunes patriotes qui avaient pris les armes sont morts dans les combats avec les rebelles »

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Published by EVINA
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