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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:29
Côte d'Ivoire: Port-Bouët, la station Marc Delorme vendue à des opérateurs économiques qui menacent de la détruire
 
Côte d'Ivoire: Port-Bouët, la station Marc Delorme vendue à des opérateurs économiques qui menacent de la détruire

africapress.com – Mardi 25 Avril 2017 –La station Marc Delorme Rechercher station Marc Delorme de Port-Bouët, centre de recherche scientifique sur le cocotier propriété du Centre national de recherche agronomique (CNRA) est menacé de destruction.

 

Des sociétés immobilières ayant acquis le site d’une superficie de 788 ha qui abrite le Centre en 2009 selon les documents en leur possession au moment où l’actuel ministre des Affaires étrangères avait le portefeuille de la Construction, ont décidé de le mettre en valeur.


Depuis quelques jours, les altercations sont récurrentes sur le site entre les nouveaux propriétaires et les responsables du Centre.

Selon des informations en notre possession, une altercation survenue le mercredi 11 avril dernier entre les deux parties se serait soldée par l’interpellation et la détention des agents et de plusieurs chercheurs du centre Marc Delorme.

Parce que ces derniers s’étaient opposés aux actions des bulldozers aux ordres des sociétés immobilières venus détruire les cocotiers qui servent de recherche.

Cette opération de déguerpissement était sécurisée par des agents de la préfecture de police qui avaient débarqué sur les lieux dans deux cargos.

Le samedi 8 avril un cocotier dont les fruits de recherche date de plus de 50 ans a failli être abattu n’eut été l’intervention du Directeur général du CNRA, Docteur Yté Wongbé qui est arrivé promptement sur le site pour empêcher cette opération initiée toujours par les entreprises immobilières.

Les nouveaux propriétaires ont néanmoins promis revenir très prochainement sur le site avec leurs bulldozers puis qu’ils ont en leur possession le titre foncier du terrain désormais source de litige.

«Nous avons tous nos papiers en règle et cela nous autorise à effectuer des travaux sur ces parcelles qui sont à nous. Ces papiers nous les avons effectivement montrés aux responsables du CNRA. Nous sommes dans notre droit alors il ne peut en être autrement parce qu’aucunement nous avons contourné les procédures légales,» soutient Pierre Michel Gossé, chef du département des investissements immobiliers.
 
Du côté du CNRA, c’est la consternation. Le DG affirme que le site du Centre est agressé à la fois par des autochtones et des entreprises immobilières qui revendiquent la propriété foncière de certaines parcelles. Selon lui, cette situation est inadmissible d’autant plus que l’Etat est le propriétaire par excellence de la terre sur tout le territoire national.

«Les preuves dont nous disposons sont formelles et sautent aux yeux notamment l’accord cadre relatif à l’aide et à la coopération en matière de recherche scientifique entre les gouvernements français et ivoirien, les arrêtés N° 0571/AGRI/DOM du 22 mai 1967 et N° 0237/MRS/ETFP du 12 octobre 1993 ainsi que le décret N° 98-326 du 15 juin 1998 signé par le président Bédié qui est encore en vie, en ses articles nous donne tous les droits sur ces parcelles de terres. Grace à nos recherches 24 pays à travers le monde nous ont confié leur collection génétique de cocotiers que nous avons plantés sur ce site de 788 ha, ce qui confère donc à ces parcelles un statut international inviolable. Nous appelons en conséquence à la clairvoyance des sociétés immobilières, » explique le DG.

Selon d’autres informations en notre possession, les parties en conflit attendent beaucoup de l’arbitrage de l’Etat pour le règlement de ce conflit

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Published by EVINA
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