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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:42
Côte d'Ivoire: Gondwana n'est vraiment pas Botswanga
 
Côte d'Ivoire: Gondwana n'est vraiment pas Botswanga

africapress.com - Samedi 22 Avril 2017 - Annoncé comique et incontournable par un tapage médiatique françafricain, on s'est souvent retrouvé grave et sans quelques mouvements habituels de Gohou, la déception du rire aurait pu être totale.


En effet, "Bienvenue au Gondwana" semble n'avoir répondu aux attentes de ceux qui voulaient outre passer les morales socio-politiques habituelles de son auteur Mamane Rechercher Mamane comme constaté samedi soir lors d'une projection à Abidjan.

Les raisons, un jeu d'acteurs français qui avec son statisticien et sa militante, portent principalement le film, pas à la hauteur, un découpage technique rudimentaire proche d'un tournage vidéo entre Abidjan et Yamoussoukro, mais surtout un message constant politique aussi lourd qu'en décalage avec le marketing du film qui nous vend du rire.

Alors oui, le film s'en remettra à des singeries classiques de Gohou et Digbeu et quelques autres acteurs de série B ivoiriennes, retrouvés, pour certains, qui susciteront un plaisir nostalgique.

Des ingrédients du rire mais rapidement grisés par un scénario plat, sans surprise sous fond d'un sujet qui, au pays lasse vraiment, les élections présidentielles et dont on s'attendait à ce qu'il soit traité avec dérision à la façon des Thomas Ngijol et des Fabrice Eboué, étrangers pour leur part au monde de la françafrique.

Mamane semble n'avoir pu se passer du rappel clivant des médias d'Etat français (France 24, ndlr) qui, au constat de cette société civile encouragée dans le film, diffusent des informations parfois en décalage avec les réalités du terrain, et le chanteur Tiken Jah Fakholy avec son titre "quitte le pouvoir", retouché pour l'occasion, qui en Côte d'Ivoire se sera révélè en faveur d'un camp lors d'une présidentielle conflictuelle, celui alors militairement imposé par la France.

Nul doute que le public aurait souhaité les voir tourner en dérision pour véritablement décompresser.

Nous ne dirons ici que le film est dépourvu de scènes drôles. Nous relèverons celles d'un opposant tiré d'une prison pour être candidat, à qui sera remis une mallette qu'il ne souhaitera prendre dans un premier temps puis rendre après avoir appris qu'elle avait été offerte par le "président fondateur" ou encore la pirouette de la commission éléctorale logée au sein du palais présidentiel.

En résumé, ceux qui s'attendaient à pouffer de rire comme devant les "Crocodiles du Botswanga" sont en grande partie sortis déçus, comme blagués par une communication qui leur aura vendu autre chose.

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Published by EVINA
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