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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:26

 

   

 

Lundi au stade Charléty à Paris, le match amical entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire (1-1) n’a pas pu aller à son terme. Malgré plusieurs mises en garde, des dizaines et des dizaines de fans surexcités se sont précipités sur le terrain, entraînant l’interruption de la rencontre à la 87e minute.

"Terrain envahi", "match interrompu". Voilà probablement ce que les médias français vont retenir du Sénégal-Côte d’Ivoire (1-1) disputé dans une ambiance de folie lundi à Paris au stade Charléty. Amical, ce match portait bien son nom sur le terrain même si la seconde période qui a vu Cyriac Gohi Bi (71e) répondre instantanément à l’ouverture du score sénégalaise de Sadio Mané sur penalty (67e) s’est révélée plus animée. Un peu trop même diront certains…

En effet, dès le retour des vestiaires, une poignée de supporters enjambait les gradins pour tenter d’aller poser avec leurs idoles, occasionnant un retard de quelques minutes avant le coup d’envoi. Rebelote ensuite sur le but de l’égalisation ivoirienne. Le speaker a alors eu beau annoncer qu’en cas de nouveau débordement la partie serait interrompue, cela n’a pas découragé des fans surexcités qui ont remis ça à la 87e.

Sous les yeux du futur sélectionneur des Eléphants, Marc Wilmots, et de Serge Aurier, présents en tribunes, l’arbitre, M. Chapron, a donc mis ses menaces à exécution en sifflant la fin du match, tandis que les 22 acteurs étaient exfiltrés vers les vestiaires. Certains, comme Cheikhou Kouyaté, n’ont pas eu ce privilège, lui qui a quitté le terrain tant bien que mal alors qu’une marée humaine scandant son nom se formait autour de lui. Même scène au moment de regagner le bus avec des fans enjambant les grillages malgré la présence d’un service de sécurité clairement débordé. Les organisateurs n’avaient sans doute pas prévu une telle affluence (environ 7 000 spectateurs). Dans l’agitation, la conférence de presse d’après match et les interviews en zone mixte ont été annulés.

Même si ces débordements de fans trop heureux de pouvoir approcher leurs chouchous n’avaient rien de violents, ils ne contribuent pas à renvoyer une image très flatteuse du football africain... Mais le principal souci vient probablement de l’enceinte de Charléty qui se retrouve à nouveau pointée du doigt avec son architecture qui favorise l’envahissement du terrain comme cela avait déjà été le cas notamment lors de Mali-Ghana deux ans en arrière. Voilà sans doute une piste de réflexion pour les prochaines sélections africaines qui souhaiteraient opter pour ce stade…


 

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Published by EVINA
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