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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 09:20

Manifestation anti Bongo à Paris Archives

Ils devront travailler à «un règlement rapide de la situation postélectorale au Gabon (…) avec l'appui des pays de la région».

Pour apporter un début de solution à la crise politique que vit le Gabon depuis l’annonce des résultats de la présidentielle, donnant vainqueur le Président Ali Bongo, l'Union Africaine a annoncé mardi qu'une délégation «de haut niveau» devrait arriver au Gabon «dans les plus brefs délais» pour tenter un début de médiation. Selon un nouveau communiqué de l'ONU, des médiateurs arriveront à Libreville, la capitale du Gabon, le vendredi 9 septembre 2016, en vue du règlement de la crise politique dans ce pays.

La mission sera conduite par le président du Tchad, Idriss Déby Itno, également président en exercice de l'UA, ses homologues du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, et du Sénégal, Macky Sall. Des responsables de la Commission de l'Union Africaine et des représentants des Nations Unies devraient faire partie de la délégation, selon un communiqué du président du Tchad.

Idriss Déby Itno, le président en exercice de l'UA, a promis de travailler à «un règlement rapide de la situation postélectorale au Gabon (…) avec l'appui des pays de la région». Sur place au Gabon, la date limite du dépôt des recours, fixée par la Constitution, est jeudi 16H00 (15H00 GMT).

Ali Bongo a confirmé mercredi qu'il déposera des recours contre son rival, Jean Ping. Ce dernier n'avait pas fait connaître sa décision mercredi matin. Nombre de ses partisans sont hostiles à la saisine de la Cour, la jugeant totalement inféodée à la présidence. Pour la communauté internationale, ces recours ont un intérêt immédiat. L'article 11a de la Constitution stipule en effet que la Cour dispose alors d'un "délai maximum de 15 jours" pour proclamer les résultats définitifs, ce qui laisse un peu de marge pour une médiation entre les protagonistes.

L'acceptation du verdict de la Cour - qui sera soumise à de très fortes pressions - par les deux camps reste sujette à caution à ce jour. Les Gabonais redoutent un pourrissement de la situation. Les deux camps refusent toute ouverture ou toute concession, plongeant le pays dans une paralysie -économique et politique- durable.

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Published by EVINA
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